Page 1

Pour toi qui, peut-être, ne sera jamais nommé, j’écris ces lignes, mon fils. Je ne sais plus quoi penser. J’ai peur. Aujourd’hui, tu as passé le troisième test. Aujourd’hui, tu as été jugé non viable. Pour la troisième fois. Non viable.

Je n’arrive pas à le concevoir. Je comprends le sens des mots, je comprends ce qu’ils signifient. Maisvois je n’arrive pas à l’accepter. Si dans un mois, le test est de nouveau mauvais, alors on arrêtera tout. Et tu ne vivras pas.