Voilà, ça y est, notre premier livre papier est en vente !

Melody, huit ans, deux vampires et l’apocalypse, c’est une petite nouvelle de 96 pages, oui ; mais c’est surtout pour nous un vaste terrain d’expérimentation. Et comme toute expérience n’a de sens que si elle est documentée et partagée, nous nous attelons aujourd’hui à vous retranscrire nos pérégrinations d’autrices et d’éditrices pas si improvisées que cela.

Cette série d’articles, intitulée « Melody : objectif papier », a pour ambition de revenir sur toutes les étapes nécessaires à la réalisation de ce livre, de la première ligne à la mise en vente.

Voici donc le programme :

  1. Relecture et correction
  2. Nos huit conseils de mise en page
  3. La couverture
  4. Les mentions obligatoires
  5. L’impression
  6. ?? — La diffusion
  7. ?? — La vente
  8. Frais de ports et envois
  9. ?? — Conclusion

Pour comprendre les différents choix que nous avons été amenées à prendre lors de ce projet, nous avons besoin de préciser le cheminement de notre démarche. Les articles à venir seront plus factuels.

La vie numérique du livre

Lorsqu’en mars dernier nous avons terminé la publication de Melody sur internet, nous étions heureuses, car ce petit bout de texte avait rencontré plus de succès qu’aucune de nos autres œuvres de l’époque.

Le livre vivait numériquement, oui. Et après ? Après nous nous sommes prises à rêver de papier. Et si on sortait ce petit tas de pixels de nos écrans pour en faire quelque chose de tangible, de palpable ?

Nous nous sommes posé les questions que tout auteur ou autrice se pose : comment éditer un livre ?

Dire fait rire, faire fait taire

Dire que nous « allons éditer Melody nous même » c’est une chose, passer à l’action en est une autre.

Des choses, nous en disons beaucoup. Nous disons que nos textes sont libres de diffusion, nous disons que le marché de l’édition est mal fichu, nous disons que le droit d’auteur devrait plus protéger les auteurs et moins les diffuseurs. Nous sommes deux femmes pleines de convictions, passionnées et qui peuvent passer des nuits entières à discuter de projets pour changer le monde. Discuter, dire, c’est un premier pas.

Éditer Melody a été l’occasion de faire.

Voici les conditions que nous nous sommes fixées, dès le début du projet :

  • Le livre ne doit faire aucune concession sur la qualité de son contenu, comme sur la qualité de l’objet final.
  • L’intégralité du texte doit rester parfaitement disponible sur internet, sur toutes les plateformes permettant sa libre diffusion
  • Le prix final doit être le plus abordable possible afin d’être le plus accessible possible, sans pour autant brader le travail effectué

Ces conditions posées, nous avons tout de suite écarté la possibilité de l’envoyer à des maisons d’édition. D’une part parce que les temps de réponse sont de l’ordre de six mois, au mieux, et que nous voulions avancer, là maintenant.

D’autre part, parce que si « Melody, huit ans, deux vampires et l’apocalypse » avait intéressé un éditeur, aucun contrat d’édition classique de n’entrerait dans les conditions fixées.

En nous autoéditant, nous assumons donc seules les risques liés à l’édition et à la diffusion d’un ouvrage. Melody, avec son petit format, est un excellent terrain d’expérimentation : son coût de production faible nous permet de limiter le risque financier. Un projet parfait pour débuter, apprendre, se tromper et recommencer 🙂

Grâce à l’aventure de Melody, nous pourrons envisager l’édition de nos autres livres, en connaissance de cause.

Bref, si on se plante : on aura essayé. Un échec, au final, n’est qu’une expérience qui nous aura fait grandir autrement. Et si ça marche, ça sera génial : on aura fait, à deux et avec vous, un livre. Un vrai.


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